L’état de la préparation à la transition PQC en France

Un chemin de longue haleine, une transformation profonde, un cadre réglementaire et un régulateur très présent

L’émergence de l’informatique quantique remet fondamentalement en question les hypothèses de sécurité sous-jacentes à l’infrastructure numérique actuelle.

Bien que le QDay (le jour où les ordinateurs quantiques auront raison des outils actuels de chiffrement et mettront à bas tous les systèmes en ligne, de l’activité bancaire à la capacité de regarder des films, de la transition à l’échange de messages) paraisse lointain (2030-2035), la transition semble, a priori, aussi apocalyptique que le passage à l’an 2000 ou à l’euro dans l’univers des NTIC.

La PQC (Post-Quantum Cryptography) est donc la capacité du monde numérique à répondre au Qday par le recours à des outils de chiffrement résistants aux attaques ultrapuissantes des ordinateurs quantiques AVANT que le Qday n’arrive !

La liste des périls qui s’abattront sur ceux qui ne se préparent pas à cette transition est interminable. Avant même cette apocalypse à date incertaine, on parle de HNDL (Harvest Now Decipher Later, Collectez maintenant, déchiffrez plus tard), selon laquelle de gigantesques entrepôts de données volées seraient déjà constitués en vue de leur déchiffrement ultérieur. Pour le post-QDay, on parle surtout de ruptures d’activité pour les acteurs du paiement qui ne seront pas prêts, pour les États, les banques, les telcos et les GAFAM, qui ne pourront plus sécuriser leurs flux internes, mais aussi externes, et se retrouveront « en clair » sur Internet, une apocalypse garantie pour la sécurité et la confidentialité des données.

La préparation à la transition vers la cryptographie post-quantique (PQC) n’est plus un sujet de recherche et développement prospectif, mais un sujet de transformation structurelle programmée de la cybersécurité, impulsée par des forces réglementaires, technologiques et économiques. Elle sera longue, elle sera coûteuse…mais elle est obligatoire !

Ce rapport analyse l’état de préparation à la PQC en France à l’été 2026 et met en évidence une conclusion centrale : la transition n’est pas une simple mise à niveau cryptographique et quelques mises à jour un peu lourdes, mais bien une transformation systémique de longue haleine des infrastructures de confiance numérique.

L'état de la préparation à la transition PQC en France

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